Chansons
Françaises

 

Hommage à Piaf-Bécaud-Brel-Ferré

& Amigos

 

Bel Canto

 

Orgue de Barbarie

 

Spirituelle

À bientôt 68 ans, il en a vu du pays, Gégé. Mais dans son coeur, Lisieux occupe toujours une place particulière. « C'est là que j'ai appris à chanter, se souvient-il. D'abord dans le chant grégorien, puis en chorale. J'étais soliste ténor, et j'avais gagné un prix qui s'appelait « le Royaume de la musique », sur un Ave Maria de César Franck. Ensuite, j'ai rejoint le conservatoire du Mans. »

 

Et puis le temps passe. L'hypothèse de faire carrière dans le répertoire lyrique s'éloigne. « Ça n'était pas raisonnable, et je n'avais pas le réseau suffisant. » Il sera maître d'oeuvre dans le bâtiment, à Lisieux puis en Bretagne. Mais son rêve de gosse le poursuit. Le décès de son frère, en 1996, servira d'électrochoc. « Je me suis dit : et si ça t'arrivait demain ? Alors, j'ai voulu suivre mes envies. »

 

Direction l'Espagne puis le sud du Portugal, à Albufeira, où il ouvre un restaurant guingette. Là, il sert à ses clients les grands standards de la variété française. « Brel, Nougaro, Aznavour, le Bel canto italien, et surtout Ferré, qui me touche le plus... »

 

Le succès est tel qu'il entame des tours de chants dans les hôtels Sofitel du groupe Accor. En 2006, il sort même un CD de douze titres baptisé De la Normandie jusqu'en Algarve, vendu à la Fnac de Caen et chez les disquaires de Lisieux. Le grand écart entre le chant sacré et la variété n'est pas pour lui déplaire. « Quand Nougaro chante Armstrong je ne suis pas noir..., ça vaut tous les Ave Maria du monde. »

 

Aujourd'hui, Gégé partage son temps entre Pau, où il a monté une société organisatrice de spectacles, et le sud du Portugal. Lorsqu'il revient en terre lexovienne, c'est avant tout « pour retrouver mes amis, partager ma musique avec eux. Pour moi, c'est extraordinaire. »

 

Samedi matin, rue du Pont-Mortain, il chantera en compagnie de son fidèle orgue de Barbarie, « un instrument mystérieux, comme la chanson. »

 

Hervé NAUDOT.